Dans cet article, je vais vous donner tout ce que j’ai appris sur la délivrabilité (ou comment éviter la boîte de spam).
 
Je vais aussi vous donner quelques pépites pour hacker le système.
 
Déjà, je n’ai pas envoyé d’email la semaine dernière parce que j’étais assez occupé.
 
(d’ailleurs j’ai prévu d’en envoyer beaucoup moins pour le moment…)
 
J’ai fait une mise à jour de notre script d’installation de serveurs de mailing.
 
Ça ma aussi permis d’approfondir mes connaissances sur le sujet, et je vais vous partager ça.
 
Le truc, c’est que faire de l’emailing, c’est difficile.
 
Il y a plein de choses à surveiller pour augmenter ses chances d’arriver en boîte de réception.
 
La première chose, c’est d’avoir un serveur bien configuré.
 
Il y a un tout un tas de règles (compliquées) à respecter pour y arriver.
 
D’ailleurs, c’est tellement complexe que la plupart des serveurs de mailing sont configurés avec les pieds.
 
Par ordre d’importance, il faut :
  • Créer un enregistrement SPF, une clé DKIM et une politique DMARC
  • Configurer correctement les reverse DNS du serveur (selon le nombre d’ips installées)
  • Créer un certificat SSL (avoir du HTTPS)
  • Chiffrer toutes les communications (pour POP, IMAP et SMTP)
  • Implémenter des boîtes d’abuse pour recevoir les plaintes
 
Bref, tout un tas de truc hyper techniques, et pas à la portée du premier venu.
 
Ce que j’ai fait la semaine dernière, c’est créer un script qui permet de faire tout ça en une ligne de commande.
 
Pour installer un serveur de mailing avec tous les derniers protocoles de sécurité, il nous suffit de commander un domaine et un serveur, puis taper une ligne de commande.
 
Mais avoir un serveur bien configuré, c’est juste le début.
 
Il y a au moins 3 autres éléments à surveiller.
 
Après le serveur, il faut gérer le volume d’envoi et la réputation des IP.
 
Le problème d’un nouveau serveur de mailing, c’est qu’il est inconnu par les ESP (Email Service Provider, comme GMail, Yahoo, etc.)
 
Quand ils voient des emails arriver depuis un serveur qu’ils ne connaissent pas, ils ne laissent pas passer.
 
Ils veulent d’abord voir ce que les gens font de vos emails (est-ce qu’ils les sortent de la boîte de spam ? Est-ce qu’ils les ouvrent et cliquent ?)
 
Du coup, il faut passer par une phase de préchauffage d’environ 1 mois.
 
Pendant cette phase, on va augmenter graduellement le volume d’envoi (de 10 emails par jour à plusieurs milliers).
 
Et on va envoyer uniquement à nos meilleures listes pour avoir des bons taux d’ouvertures, clics, etc.
 
Le troisième élément, c’est la qualité des listes.
 
Plus vos listes contiennent des emails invalides (ou bounces), plus ça sera un signe pour les ESP pour bloquer vos emails.
 
Mais il y a un truc encore plus vicieux.
 
Les ESP conservent parfois des vieux emails qui ne sont plus utilisés par les propriétaires pour piéger et détecter les spammeurs.
 
On appelle ça les spam trap, et il n’y a aucun moyen de les détecter fiable à 100%.
 
Si vous récupérez une liste trop ancienne, vous risquez d’envoyer à des emails spam trap.
 
Enfin, le dernier facteur c’est le message que vous envoyez.
 
Certains mots (offre, gratuit, promotion, etc.) ou élements (images, liens, etc.) vont augmenter les chances de tomber en spam.
 
Pour régler ce point, il existe plein d’outils en ligne pour tester vos emails.
 
Bref, la délivrabilité est un domaine compliqué.
 
Mon esprit de hacker m’a conduit à imaginer plusieurs solutions pour détourner complètement le système.
 
Le premier point, c’est de pouvoir installer des serveurs mieux configurés que 99% des autres en 5 minutes montre en main.
 
Cette partie là est terminée.
 
Le deuxième point, c’est de pouvoir préchauffer les IP avec des ouvreurs et cliqueurs.
 
Pour ça, j’aimerais coder un outil qui simule une activité sur des milliers de boîtes mail.
 
Le principe est simple :
 
Vous rentrez les accès à votre serveur d’envoi, et le système va les utiliser pour envoyer des emails en augmentant le volume graduellement.
 
Puis il va se connecter aux boîtes mails pour sortir vos emails de la boîte spam, les ouvrir, cliquer sur les liens, répondre, etc.
 
Au bout d’un mois, vous avez un serveur préchauffé et prêt à envoyer.
 
L’idéal, ce serait même d’avoir une option pour ajouter des ouvreurs ou des cliqueurs à vos campagnes (pour augmenter leur délivrabilité).
 
J’adore ce genre de hack bien tordu. 
 
(D’ailleurs si vous arrivez à coder ce genre d’application avant moi, envoyez-moi un message. Ça m’intéresse en tant que client.)
 
Le troisième point c’est sur la qualité des listes.
 
Pour ça, j’ai prévu de régler le problème en 2 étapes.
 
La première, c’est de faire des envois et remonter les données vers LinkLead (les emails invalides, les ouvertures, clics, etc.)
 
Avec ça, on sera les premiers à pouvoir vous dire si un email a déjà ouvert, cliqué, répondu, etc.
 
La deuxième étape, c’est de calculer la probabilité qu’un email soit un spam trap.
C’est simple :  plus il est récent, moins il y a de chance que ça soit le cas.
 
Donc si on sait à quelle date une personne est rentrée dans une entreprise, on peut calculer la probabilité que son email professionnel soit un spam trap.
Magique.
 
Voilà.
 
C’est ce que j’ai en tête en ce moment.
 
J’ai pas encore tout mis sur papier, mais ce sont les idées que j’ai eue la semaine dernière.
 
Dans le futur, on va proposer des leads ultra-qualitatifs via LinkLead (en vous donnant des scores sur les opens, clics, spam traps, etc.)
 
Mais il y a de fortes chances pour qu’on propose aussi des outils pour installer des serveurs d’emailing parfaitement configurés, et des services de préchauffage.
 
Bref, les prochaines années s’annoncent plutôt bien 🙂
 
Si vous avez des questions sur la délivrabilité ou les serveurs d’emailing, envoyez-moi un message, je commence à être calé.
 
D’ailleurs, dites moi si l’installation d’un serveur de mailing et le préchauffage vous intéressent.
 
À bientôt !
Julien.
ghghghgh

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